Zakaria Aboukhlal (Maroc) : “Le Maroc est une grande nation du football”

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FIFA - Zakaria Aboukhlal (Maroc) : "Le Maroc est une grande nation du football"

Dernère mise à jour -

Après avoir contribué au parcours historique du Maroc au Qatar, Zakaria Aboukhlal explique au micro de la FIFA qu’il ne s’agissait pas d’un coup de chance et que les Lions de l’Atlas entendent bien prendre leur revanche sur les Français demain soir.

Le Maroc va affronter la France en quarts de finale du Mondial 2026
Il y a quatre ans au Qatar, cette affiche était au menu des demi-finales, la France l’avait emporté 2-0
L’ailier marocain Zakaria Aboukhlal, non retenu cette année, croit dur comme fer que ses compatriotes sont en mesure de battre les Français
Quatre ans après leur demi-finale à Doha, les Marocains croiseront à nouveau le chemin des Français ce jeudi, pour le compte des quarts de finale de la Coupe du Monde de la FIFA 2026™.

Il y a quatre ans, le Maroc était devenu le premier pays du monde arabe et la première nation africaine à atteindre le dernier carré de la Coupe du Monde de la FIFA™. S’il ne fait pas partie du groupe cette année, Zakaria Aboukhlal a partagé le vestiaire avec la plupart des joueurs sélectionnés par Mohamed Ouahbi. À Doha, il était entré en jeu en seconde période lors de la défaite 2-0 face aux Bleus.

Le joueur du Torino FC se souvient de cette demi-finale comme si c’était hier. Malgré l’ouverture du score précoce de Théo Hernandez, il n’a jamais senti son équipe décrochée, jusqu’à ce que Randal Kolo Muani double la mise en exploitant l’une des rares brèches offertes par les joueurs de Walid Regragui.

“C’était une rencontre d’une grande intensité, mais on était dans le match jusque dans les dernières minutes”, raconte l’intéressé dans l’interview exclusive qu’il a accordée à la FIFA. “Même en étant menés, on a continué à y croire et à pousser jusqu’au bout.”

“La France est une équipe très difficile à battre, qui vous punit à la moindre petite erreur. Ils ont un groupe expérimenté, capable de mettre beaucoup de vitesse devant et avec des joueurs qui peuvent faire la différence à tout moment. Parfois, vous pensez avoir le contrôle de la partie et tout s’écroule sur une seule transition offensive.”

Malgré la défaite, les Marocains avaient été accueillis en héros à leur retour à Rabat. Pour Aboukhlal, l’excellent parcours de 2022 a apporté aux joueurs comme aux supporters une confiance nouvelle, qui ne les a pas quittés depuis.

“Ça représentait beaucoup pour nous. Et pas seulement pour les joueurs, mais pour le pays tout entier”, confie-t-il. “Je pense que ça a changé la vision que le monde avait du football marocain. Avant, les gens espéraient simplement qu’on puisse rivaliser avec les meilleures équipes. Aujourd’hui, tout le monde a compris que le Maroc est une grande nation du football.”

À en juger par les performances de ses compatriotes depuis le début de leur campagne nord-américaine, Aboukhlal affirme que ce changement de mentalité se fait sentir. En suivant les matches des Lions de l’Atlas, il a été frappé par la maîtrise qui transparaît du jeu proposé par les hommes de Mohamed Ouahbi. Pour lui, la plus grande différence réside dans l’état d’esprit affiché par l’équipe.

“J’ai été impressionné par la maturité du groupe. On sent beaucoup de sérénité, de confiance et de cohésion. L’équipe n’a pas l’air surprise d’atteindre ce stade de la compétition. Elle joue sur ses forces, peu importe l’adversaire. On l’a bien vu contre le Brésil ou les Pays-Bas.”

Cette confiance sera mise à l’épreuve face à l’équipe de France, qui ne doit pas être réduite à la seule présence de sa superstar, Kylian Mbappé.

“Bien sûr, Mbappé est l’un des tout meilleurs au monde, et il faut le surveiller de près. Mais il n’y a pas que lui dans cette équipe. Ils ont de la qualité à tous les postes. Il faudra défendre ensemble, rester compacts et ne pas leur laisser trop d’espace en transition. Mais il faudra aussi être bons dans l’utilisation du ballon. Contre la France, vous ne pouvez pas uniquement vous contenter de défendre. Il faut essayer de leur faire mal à la moindre occasion.”

Pour ses débuts dans la compétition reine il y a quatre ans, face à la Belgique, Zakaria Aboukhlal avait contribué à la victoire 2-0 des siens en inscrivant un but. Selon lui, la progression du Maroc depuis le Qatar repose sur une alchimie réussie entre les cadres expérimentés et les jeunes talents débordant d’ambition.

À la suite de la retraite internationale de Romain Saiss après la Coupe d’Afrique des Nations de la CAF 2025, le Maroc a su combler le vide laissé par le départ de son capitaine emblématique. Aujourd’hui, Yassine Bounou, Noussair Mazraoui et Achraf Hakimi sont les nouveaux tauliers du vestiaire.

“Romain était un vrai meneur d’hommes, mais maintenant, plusieurs figures ont émergé”, explique l’ancien pensionnaire du Toulouse FC. “Bounou en fait partie, de même que Mazraoui ou Hakimi. Ils savent ce que ça signifie de représenter le Maroc. Bounou apporte toute sa sérénité au groupe. C’est quelque chose de très important dans les grands rendez-vous. Il a beaucoup d’expérience, il communique bien, et les joueurs lui font confiance.

“Pareil pour Noussair. Sa qualité n’est plus à démontrer et il occupe une place centrale dans l’équipe. Il sait garder son calme balle au pied, il se place toujours très intelligemment et peut jouer à plusieurs postes. Dans les grands matches, vous avez besoin de joueurs qui sentent le jeu et qui font preuve de sang-froid face à la pression. Il possède toutes ces qualités. Il apporte de l’équilibre et de l’expérience à l’équipe.”

Parmi les jeunes pépites qui ont éclos depuis la dernière édition au Qatar figurent notamment Brahim Díaz et Ismael Saibari, deux des principales armes offensives de la sélection marocaine depuis le début de la compétition.

“Brahim est un joueur très créatif”, rappelle Aboukhlal. “Il sait jouer entre les lignes, conserver le ballon sous pression et trouver la passe qui va faire mouche.”

Et d’ajouter à propos de Saibari : “Il est très difficile à suivre quand il décroche au milieu. Ce serait un vrai coup dur qu’il ne soit pas totalement remis pour le match contre la France, car c’est un élément très important. Mais le Maroc tire sa force du collectif. S’il n’est pas là, quelqu’un d’autre se montrera au niveau pour le remplacer.”…
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